18 juin 2009
autour de Litli par les enfants d l'Horme et des alentours
08 juin 2009
litli a st etienne
26 mai 2009
expositions a venir
Litli sera exposé a Annemasse début juin pour la fête du livre
http://festivaldulivrejeunesse.over-blog.com/
a saint Etienne a la librairie lune et l'autre avec signature le 16 juin 2009
et au centre d art contemporain " les brasseurs" a liège ( belgique) a l'occasion d 'une exposition collective sur le thème de "l'emerveillement"
a suivre
avec soliquietude
16 avril 2009
prochaine dedicace Litli
Le 16 juin a la librairie Lune et l'autre" à Saint-Etienne en France
http://www.initiales.org/Lune-et-l-autre.html
10 novembre 2008
RDV signature Litli
Le 14 Novembre Signature et rencontre a la librairie "Contrebande" ou Litli" est exposé , http://www.contrebandes.net/
Le 15 novembre a Hyeres a "La soupe de l 'espace", librairie jeunesse pour signature de "litli" toujours
http://www.soupedelespace.fr/
Le 13 décembre a Lyon a la librairie " A titre d'aile" pour atelier et signature de "litli"
http://www.atitredaile.com/
a bientôt
27 août 2008
Signature en juillet a la librairie "harmonia Mundi"
pleins de belles rencontres , du soleil et beaucoup de crème solaire pour note petit nordique :)
26 août 2008
Une Histoire de Saga autour de litli
Voici une histoire ecrite par Saga d Islande apres avoir lu Litli , Saga veut dire histoire en islandais , quel beau prenom pour peut être une future ecrivain:)
takk Saga
Saga Eir Svanbergsdóttir, 14 ára, sagaeir@hotmail.com
Ættarmót
Einu sinni var franskur lítill álfur sem hét einfaldlega Litli e_a á frönsku Soliquiétude. Hann var mjög einmana. En allt í einu fatta_i hann a_ hann átti fjölskyldu á Íslandi. Svo hann pakka_i ni_ur og lag_i af sta_. Hann mundi eftir leynigöngum í rifu á götunni. Svo hann byrja_i a_ labba. Og labba_i og sko_a_i margt merkilegt. En allt í einu fann hann rifurnar. Svo stökk hann og skemmti sér svo vel, en allt í einu lenti hann í helli og hann labba_i út úr hellinum og sá fjöll og snjó, hann var svo gla_urϑ En allt í einu hrinti einhver honum úr hellinum. Litli leit vi_ og sá a_ _etta var Jonni litli búálfurinn. Hann sag_i Litla a_ fara úr hellinum og Litli ger_i _a_. Svo hann labba_i í snjónum. Allsta_ar sá hann fallega náttúruna og hitti margar fur_uverur en enga álfa eins og hann. Allt í einu var hann á hrauni nálægt eldfjalli og reyndi a_ fl_ta sér í burtu á_ur en _a_ g_s. Hann fann eitthva_ mjúkt undir sér og allt í einu öskra_i hann en skamma_ist sín fyrir hræ_sluna. _etta var bara skinn sem leit út eins og ljón. En allt í einu kom _oka og úr _okunni birtust margir álfar alveg eins og hann. _au héldu veislu fyrir _ennan franska frænda sinn. Svo sofna_i hann í mjúkum mosanum. Svo fór hann í rifu og hlakka_i hann til næsta ættarmóts en _á ver_ur _a_ haldi_ hér.
Réunion de famille
Il était une fois un elfe français tout petit qui s’appelait Litli, il était très seul mais tout d’un coup il s’est rendu compte qu’il avait une famille en Islande. Alors il a fait ses bagages et il est parti, il s’est souvenu d’un tunnel secret dans un espace entre les pavés.
Il a marché, marché et vu plein de choses remarquables. Tout d’un coup, il a trouvé l’espace caché entre les pavés, il a sauté et ça lui a plu. Tout à coup, il est tombé dans une petite grotte, il est ressorti de cette grotte et il a vu la montagne et la neige, il était très heureuxϑ Tout à coup, quelqu’un l’a poussé de la grotte et litli s’est retourné et il a vu Jonni le petit elfe qui lui a dit sortir de la grotte – Litli est donc sorti. Ensuite il a marché dans la neige. Partout il voyait la belle nature et il a rencontré plusieurs êtres surnaturels mais pas d’elfes comme lui. Tout d’un coup il se trouvait sur un champs de lave près d’un volcan et il essayait de s’en sortir vite avant que le volcan n’entre en éruption. Il a senti quelque chose de doux sous ses pieds et tout d’un coup il a crié mais ensuite il a eu honte pour avoir eu peur. C’était simplement un pierre qui ressemblait à un lion. Mais tout d’un coup une brume est arrivée et de la brume sortaient plusieurs elfes exactement comme lui. Ils ont fait une fête pour leur relatif français. Ensuite il s’est endormi dans la mousse douce. Ensuite il est descendu dans le trou et il avait hâte pour la prochaine réunion de famille qui aura lieu ici.
13 mai 2008
Lent retour
Severine
est rentrée d'Islande, quelque part aujourd'hui entre Lyon, Paris et
Bruxelles avec son âme de nomade, habituée à jouer dans les rues avec
ses marionnettes, on a parfois du mal à la suivre. Dans ses bagages
elle a le livre de Litli qu'elle montre aux libraires, partout où elle
va, saltimbanque obstinée, ambassadrice infatigable. On apprend.
Voilà ce que c'est que faire des livres avec une artiste des rues. Elle
a aussi ramené plusieurs photos de ses rencontres qu'on montrera.
Et raconter plus tard la rencontre de Litli et des enfants de Reykjavik.
12 mai 2008
Litli au féminin
Dans une école élémentaire du centre de Reykjavik, Severine Thevenet a rencontré une classe d'enfants âgés de 8 à 10 ans. Rosa Elin Davidsdottir l'accompagnait, qui lui servait aussi d'interprète auprès des enfants qui n'étaient pas anglophones. Certains d'entre eux ont dessiné Litli, mais une petite fille a eu l'idée d'inventer Litla, la petite sœur de Litli, perdue dans la nature avec son baluchon. Severine se souvient surtout de ce que Litla aimait bien le rose et qu'elle était partie à la recherche de son frère.
Ici, très loin de Reykjavik, deux petites filles du village viennent d'amener au local la vipère qu'elles sont très fières d'avoir capturée à mains nues. La plus courageuse des deux tient la tête du serpent entre ses doigts, «c'est comme ça que j'ai vu faire à la télé». Son petit frère l'a pourtant prévenue : les pythons ça peut vous cracher dans les yeux ! Alors elle porte les lunettes noires de sa maman.
A
Reykjavik Saga a 12 ans et sait déjà qu'elle deviendra écrivain. Elle a
écrit pour Severine l'histoire de Litli sans famille. Il est seul,
triste et se souvient que sa famille habite quelque part en Islande.
C'est en partant chercher les siens qu'il rencontre un premier elfe. La
suite, il faudra la traduire, puis la donner à lire.
Thór et Litli
Bien
avant que Litli ne devienne un livre, alors qu'elle séjournait en
Islande, Severine a rencontré Thór Vilhjámsson à deux reprises, à deux
ans d'intervalle. T. Vilhjámsson est un écrivain islandais qui a vécu à
Paris et traduit dans sa langue certains des livres de Marguerite
Yourcenar, d'Umberto Eco ou, bien plus périlleux encore tant leur
langue est chargée de trouvailles, ceux de Raymond Roussel et de Victor
Segalen. Comme souvent les voyageurs, Severine inscrit dans ses carnets
la teneur de ses conversations et c'est un stratagème précieux pour qui
veut déjouer l'oubli, sauver un peu des mots qu'on prononce et ceux
qu'on entend. En juillet 2007, alors qu'elle était venue travailler la
maquette de Litli à Vaillac, pendant ces longues journées d'été où nous
cherchions avec Catherine le bon chemin entre phrases et photos, un peu
inquiets à l'idée de se perdre dans le dédale des images, Severine m'a
raconté les remarques de Thór Vilhjámsson sur son projet de livre. Il
venait d'en découvrir les premières photographies déjà reliées comme un
livre et il avait eu, lui aussi, ce sentiment que j'éprouverais
quelques semaines plus tard en découvrant les mêmes images : il y avait
dans l'ébauche de ce livre un présent, quelque chose qui s'offre comme
un cadeau au regard et dans son enthousiasme, T. Vilhjámsson avait
imaginé le pire : les éditeurs ne cherchent plus que des produits
rentables et ce projet de livre est trop différent, trop inclassable
pour trouver sa place dans le marché du livre.
Thór
Vilhjámsson est un écrivain de la démesure. Régis Boyer, l'un de ses
traducteurs en français, écrit qu'il est bien dommage que sa langue
soit si difficile, si rebelle aussi à la traduction en raison de sa
passion néologique et de ses jongleries syntaxiques. Dans l'un des
romans qu'il a traduit pour Actes Sud en 1991, La mousse grise brûle, Thór Vilhjámsson écrit en parlant de l'Islande : «
A l’instant même, il se trouva dans une autre réalité, dans un autre
pays où rien ne ressemblait à celui-ci, où les forces primitives
étaient aux prises. Le temps y était si vaste que sa vitesse
s’abolissait. Avec des gens qui n’avaient rien à voir en face de ceux
d’ici, des gens qui tiraient leur croissance et leur force de la peine
que chacun avait à atteindre l’autre, chemin aride de l’un vers
l’autre, long chemin. Silence. » C'est bien ce pays que Litli est
allé arpenter, comme si d'instinct Severine devinait que ces terres
inhabitées convenaient seules à son récit de la soliquiétude. Je crois
que la rencontre entre l'auteur de ces lignes et les premières images
de Litli a donné la certitude à Severine qu'elle devait aller au bout
du livre imaginé. Ce n'est pas rien. Alors merci au vieil écrivain qui
a su voir, le premier, la force d'un livre encore à naître.
T.











